INFORMATIONS NATIONALES DU CONSULAT DE GRECE A LILLE

www.nordpasdecalais.fr/consulats/grece.htm

 

POLITIQUE INTERIEURE ET ECONOMIE

 

Reprise des négociations du gouvernement grec avec ses créanciers

Les négociations du gouvernement grec avec ses créanciers ont repris à Athènes avec l'arrivée du groupe technique de la Troïka (UE-FMI-BCE), l'enjeu étant le versement de la nouvelle enveloppe de 89 milliards d'euros convenu avec la Grèce en vertu des décisions du 26 octobre. Dans une interview à CNBC, le premier ministre, Loucas Papadimos, a déclaré que "les mesures les plus difficiles et les plus exigeantes qui devront être prises l'auront été dans un intervalle d'environ deux ans", alors qu'il a réitéré que les négociations sur le PSI devront être achevées dans les 2-3 prochaines semaines, tout comme l'élaboration d'un nouveau programme d'adaptation économique pour la période 2012-2015.

Entre temps, le président du Conseil des experts économiques du ministère des Finances, Georges Zanias, et le chef de l'Organisme de gestion de la dette publique, Petros Christodoulou, ont été reçus à Washington, afin d'informer le FMI sur l'avancement des concertations sur le PSI et le "Mémorandum provisoire".

 

Ouverture du dialogue des partenaires sociaux sur la diminution du coût du travail

Le dialogue social sur la question de la diminution du coût du travail dans le secteur privé est lancé avec la première rencontre directe entre les partenaires sociaux. La rencontre, qui a eu lieu après invitation de la Confédération générale des professionnels, artisans et commerçants de Grèce (GSEBEE), s’est déroulée au siège de la confédération. Rappelons que la Confédération générale des Travailleurs de Grèce (GSEE), côté syndical, a déclaré qu'elle est disposée à discuter uniquement de la question de la diminution du coût non salarial, alors qu'elle refusera toute négociation sur des questions susceptibles de conduire au changement des termes de la Convention collective nationale de travail, qui comprennent les dits 13e et 14 salaires, les augmentations annuelles et les augmentations pour ancienneté. Toutefois, outre la réforme de la sécurité sociale, la question de la hauteur des salaires et des allocations devraient à nouveau être posées, étant donné que la diminution des revenus dans le privé constitue une demande des créanciers de la Grèce. La Troïka (UE-FMI-BCE) juge que les allocations et les augmentations automatiques pour ancienneté constituent des augmentations indépendantes de la productivité et des autres conditions de la conjoncture économique, conduisant ainsi à une diminution cumulée de la compétitivité. "Il est clair à présent combien il est crucial, en vue de la signature du nouveau paquet d'aide avec la Troïka, de faire précéder un dialogue social ayant pour but de trouver un nouveau point d'équilibre sur le coût salarial moyen, pour le renforcement de la compétitivité de notre économie et pour la protection des postes de travail", avait souligné le président de la Fédération des Entreprises et Industries (SEV), Dimitris Daskalopoulos, dans une invitation adressée début janvier aux autres partenaires sociaux pour discuter de l'élaboration de "des thèses communes pour renforcer la compétitivité et l'emploi". Syndicats et patronat conviennent toutefois de la nécessité d'adopter des mesures pour réduire le coût non salarial, qui excède en Grèce 45% du salaire. Le ministre de l'Emploi, Georges Koutroumanis, a d'ores et déjà proposé aux partenaires sociaux une baisse jusqu'à 10% des cotisations sociales pour les entreprises qui s'inscriront au système de carte électronique de travail, qui paieront en même temps via le système bancaire les revenus, les cotisations et l'impôt sur les services salariés et qui s'acquitteront sans défaut de leurs cotisations. Une coupe de 10% des cotisations sociales équivaudrait à des économies de 2 milliards d’euros pour les entreprises, le coût salarial total dans le secteur privé se montant à 45 milliards d’euros par an. Si le dialogue entre partenaires sociaux échoue, le gouvernement entend alors, selon des informations, geler par voie législative sur trois ans les augmentations de salaire (exceptée l'augmentation convenue pour les seuils minimum afin d'éviter des complications judiciaires), les augmentations pour ancienneté, mais aussi le versement des 13e et 14e salaires. Concernant ce dernier point, le gouvernement envisagerait comme alternative le versement à tous les salariés du privé des indemnités valables pour le salaire minimum de 751 euros, indépendamment de la hauteur des revenus, ou encore la fixation d'un plafond correspondant à celui instauré déjà dans la fonction publique.

 

Le ministre d'Etat M. Stavropoulos propose l'ouverture d'un dialogue sur la révision de la Constitution

Le ministre d'Etat, Georges Stavropoulos, a déclaré inconcevable le fait que les partis qui soutiennent le gouvernement refusent de voter les mesures du nouveau programme économique de la Grèce, se demandant quel parti pourrait "assumer la responsabilité de la catastrophe". Dans une interview au journal "Real News", M. Stavropoulos souligne que les élections auront lieu une fois que le gouvernement aura achevé son oeuvre, avertissant que "des élections en cette période cruciale pourraient détruire le pays". Enfin, M. Stavropoulos insiste sur sa proposition pour l'ouverture dès à présent d'un dialogue sur la révision constitutionnelle qui comprendrait, entre autres, l'inamovibilité des fonctionnaires, l'impunité des hommes politiques, les compétences du président de la République et la hauteur du déficit budgétaire.

 

Reichenbach: Contenir les salaires et accroître la productivité pour stimuler la compétitivité

Le chef du Groupe d'action de l'UE, Horst Reichenbach, a souligné que contenir les salaires et accroître la productivité contribuera à combler le fossé de compétitivité entre l'économie grecque et européenne, dans une interview au journal "Typos du Dimanche". A ce sujet, M. Reichenbach a estimé que la Grèce pourra avoir comblé la majeure partie de cet écart d'ici la fin 2013, faisant valoir que le coût unitaire du travail est réduit depuis 2010 en Grèce plus rapidement que dans la zone euro. M. Reichenbach reconnaît que la récession prolongée a de graves incidences sur les citoyens au niveau du salaire, des relations de travail et du social, et demande de ce fait que des objectifs ambitieux mais réalisables et des calendriers précis soient adoptés. M. Reichenbach ne manque pas de souligner aussi qu'il est indispensable d'améliorer les rendements des recettes du fisc et de l'absorption des financements communautaires, ce à quoi contribuera, assure-t-il, son équipe, alors qu'il annonce en même temps une limitation des obstacles bureaucratiques grâce à une série d'interventions dont il conviendra avec la partie grecque lors de sa visite à Athènes la semaine prochaine.

 

Koutroumanis: Pas de marges pour de nouvelles diminutions des retraites principales

Le ministre de l'Emploi et de la Sécurité, Georges Koutroumanis, a déclaré qu'il n'y a plus de marges pour de nouvelles coupes dans les retraites principales. "Il n'y a pas de marges pour de nouvelles diminutions des retraites principales, étant donné que la retraite en Grèce est l'unique revenu ou le revenu principal pour 75% environ des personnes âgées. La diminution moyenne de 10% des retraites ces dernières années a eu des retombées négatives sur le niveau de vie des retraités", a affirmé M. Koutroumanis, en clôture d'un séminaire sur l'avenir de la sécurité sociale et les scénarios alternatifs de financement, organisé vendredi et samedi à Athènes. M. Koutroumanis s'est référé ensuite aux pertes importantes de ressources pour les caisses d'assurance-maladie et de retraite en raison de la récession qui, cumulativement, a dépassé 12%, du chômage qui se situe à 18% et des charges fiscales importantes. Le ministre a reconnu également que les cotisations élevées, qui correspondent à 45% à 50% du salaire, constituent des contre-incitations, en parituclier en période de crise, et que le système de contrôle sur les entreprises est inefficace. "Nous avons proposé aux partenaires sociaux, a-t-il dit, la diminution des cotisations sociales jusqu'à 10% à trois conditions: que les entreprises s'inscrivent au système de carte électronique de travail, qu'elles payent en même temps via le système bancaire les revenus, les cotisations et l'impôt sur les services salariés et qu'elles s'acquittent sans défaut de leurs cotisations. M. Koutroumanis a évoqué aussi les résultats des mesures pour la diminution des dépenses publiques jugés "particulièrement positifs", le ministre mentionnant en particulier les contrôles sur les dépenses de santé qui ont permis d'économiser 2,6 milliards d'euros et les contrôles sur les retraites 450 millions d'euros. "Nous continuons notre effort, a-t-il ajouté, de sorte à ce que nous ayons à la fin 2012 une diminution supplémentaire de 1,5 milliard d'euros des dépenses". Le séminaire, organisé par le ministère de l'Emploi et le Groupe d'action de la Commission européenne, a réuni des experts de France, de Suède, d'Allemagne, du Danemark et de l'Organisation internationale du Travail (OIT).

 

M. Reppas rencontre le représentant permanent du FMI à Athènes

Le ministre de la Réforme administrative, Dimitris Reppas, a eu une rencontre avec le représentant permanent du FMI à Athènes, Bob Traa, avec lequel il a fait le point des efforts et de la coopération avec la "task force" concernant la gestion des ressources humaines dans le secteur public. Cette rencontre aurait permis de confirmer l'objectif chiffré de réduction de 150.000 travailleurs dans le secteur public sur la période 2010-2015, 90.000 employés ayant d'ores et déjà quitté leurs postes sur les deux premières années du programme, ce qui laisse présager, selon des sources du ministère, que des licenciements généralisés ne seront pas nécessaires pour atteindre le but fixé. Selon ces mêmes sources, il devient désormais apparent à tous, y compris les représentants de la Troïka (UE-FMI-BCE), qu'il est impératif de procéder à une évaluation générale des ressources humaines et des structures dans la fonction publique, afin que l'Etat devienne plus rentable, plus amical envers le citoyen, sans bureaucratie ni foyers de corruption. Une référence spéciale a été faite également à l'élaboration du projet de loi concernant la création d'un Etat opérationnel, un texte qui sera rendu public prochainement.

 

Selon le porte-parole du gouvernement les élections anticipées seront tenues après le mois de mars

Le ministre d'Etat et porte-parole du gouvernement, Pantelis Kapsis, a fixé la tenue d'élections anticipées après mars 2012 lorsque les négociations sur le PSI ainsi que le nouveau contrat de prêt et le programme qui l'accompagnera auront été conclus, s'exprimant mercredi sur une chaîne télévisée. Il a indiqué que "la date ne peut être fixée exactement, mais il est évident que ces négociations dureront certainement jusqu'en mars". "Dès la fin mars, nous serons en période préélectorale; avant cela, je ne sais pas", a-t-il ajouté. M. Kapsis a par ailleurs admis qu'il existe des frictions entre les partis qui soutiennent le gouvernement de coalition, les attribuant au fait que "cette expérience n'a jamais été réalisée en Grèce auparavant et que fatalement cette situation crée des conflits". S'agissant de la prise éventuelle de nouvelles mesures, le porte-parole du gouvernement a signalé que ceci pourrait être le cas "si on ne fait pas notre travail correctement". "Actuellement, a-t-il ajouté, une telle éventualité n'existe pas. Je ne dis pas que ce ne sera pas le cas, je ne peux pas le savoir, mais actuellement elle n'existe pas". 

 

M. Papadimos rencontre la Fédération des Entreprises touristiques grecques (SETE)

Le premier ministre, Loucas Papadimos, a passé en revue les grands dossiers de la politique touristique du pays, lors d'une rencontre avec la direction de la Fédération des Entreprises touristiques grecques (SETE). Dans des déclarations à l'issue de la réunion, le président de la SETE, Andréas Andréadis, a indiqué que le premier ministre a été informé en détail de tout l'éventail des dossiers touristiques et de la marche du tourisme, tant au vu des performances enregistrées en 2011 par la branche que des perspectives qui se profilent pour 2012. Interrogé par la presse sur la question du coût salarial des entreprises, M. Andréadis a souligné que la Convention nationale collective de travail doit rester en place, les 13e et 14e salaires être maintenus, se disant en plus opposé à des diminutions de salaire, même s’il a au contraire critiqué vivement des "contrats dorés" qui se situent à 40% au-dessus des conventions collectives et qui doivent être revus. Selon les données de la SETE, le tourisme grec s'est affirmé en 2011 en champion absolu de l'économie grecque, lorsque dans le même temps la plupart des secteurs et branches étaient en récession. Le tourisme grec a enregistré des taux de plus de 10% tant pour les arrivées internationales de touristes que pour les recettes, contribuant ainsi à contenir l'augmentation du chômage et à réduire de 1%-2% la récession de l'économie nationale. De ce fait, les professionnels de la branche sont convaincus que le rôle du tourisme sera décisif en 2012 pour que la Grèce sorte de la crise. Ce facteur est confirmé d’ailleurs par une récente étude réalisée par la société McKinsey pour le compte de la Fédération des Entreprises et Industries (SEV) et de l’Union grecque des Banques (EET), qui montre que 220.000 nouveaux emplois pourraient être créés grâce à l’augmentation du flux touristique dans la branche la plus dynamique de l’économie grecque.

 

L'endettement des banques grecques auprès de la BCE en léger recul en novembre

L'endettement des banques grecques auprès de la Banque centrale européenne (BCE) a présenté en novembre un nouveau léger recul, alors que dans le même temps a augmenté par contre le financement extraordinaire fourni par la Banque de Grèce (BdG) via le mécanisme ELA. Selon des données de la BdG , l'endettement des banques grecques auprès de la BCE est passé de 74,3 milliards d'euros en octobre à 73,4 milliards d'euros en novembre. A l' opposé, l'endettement des banques grecques, toujours sur la même période de référence, via le mécanisme d'urgence ELA, a augmenté de 36,3 milliards d'euros à 42,9 milliards d'euros.

 

Les dépôts bancaires en baisse de 3,5 milliards d'euros en novembre

Les retraits de dépôts bancaires se sont poursuivis en novembre en Grèce, malgré le changement intervenu sur la scène politique avec la prestation de serment du nouveau gouvernement Papadimos (11 novembre), qui ne s'est pas avérée suffisante pour stopper le phénomène. Ainsi, le total des dépôts des entreprises et des ménages auprès des banques grecques a diminué encore plus de 3,5 milliards d'euros, se chiffrant en novembre à 172,9 milliards d'euros contre 176,4 milliards d'euros un mois plus tôt. Depuis le début de l'année 2011, les banques ont "perdu" cumulativement des dépôts à hauteur 36,7 milliards d'euros, accentuant ainsi le problème de liquidités sur le marché grec.

 

La participation des investisseurs étrangers à la Bourse d'Athènes à 50,9% en décembre 2011

La participation des investisseurs étrangers dans la capitalisation de la Bourse d'Athèmes a progressé à 50,9% à la fin décembre 2011 contre 49,1% le mois précédent. En décembre, les investisseurs étrangers ont injecté 6,22 millions sur la marché boursier grec. La valeur mensuelle des transactions a atteint 596,76 millions d'euros, en baisse de 45,7% par rapport à novembre, où elle s'était chiffrée à 1.098,36 millions d'euros, et de 64,0% en glissement annuel, la valeur étant de 1.659,62 en décembre 2010.

 

Intérêt des Emirats arabes unis pour les dénationalisations et les prospections de pétrole

Les Emirats arabes unis ont manifesté leur intérêt à participer au programme de dénationalisations de la Grèce dans le secteur de l'énergie et aux prospections de pétrole et de gaz naturel sur tout le territoire national grec, comme il est ressorti d'une rencontre du premier ministre, Loucas Papadimos, et du secrétaire d'Etat à l'Energie, Yannis Maniatis, avec le secrétaire d'Etat aux Affaires étrangères des Emirats et envoyé spécial en matière d'énergie et de changement climatique, Dr Sultan Ahmed Al Jaber. Cette rencontre a eu lieu à l'occasion d'une conférence d'affaires sur deux jours Grèce-Emirats arabes unis à Athènes avec la participation des ministres des Affaires étrangères et de hauts cadres du monde de la politique et de l'économie des deux pays. Etaient également présents à cette réunion, les ambassadeurs de Grèce à Abu Dhabi et des Emirats arabes unis à Athènes. Selon des sources diplomatiques, M. Maniatis a informé l'officiel des Emirats arabes unis des procédures de privatisation mises en route pour la DEPA (Compagnie publique de gaz), la DESFA (Gestionnaire national du Système de gaz naturel), les ELPE (Pétroles helléniques) et la DEI (Electricité de Grèce), ainsi que des appels d'offres lancés pour des recherches sismiques en mer Ionienne et au Sud de la Crète, tout comme pour les trois "block" dans le golfe de Patras, à Katakolo et à Ioannina. Cette rencontre a été l'occasion également d'un examen des perspectives de coopération dans les secteurs du tourisme et des sources renouvelables d'énergie, une branche où les Emirats ont une forte activité avec des investissements dans plusieurs pays, mais aussi via le programme Masdar City, une ville "verte" qui ambitionne de devenir un modèle de développement urbain durable. Par ailleurs, M. Maniatis a accepté une invitation de visiter les Emirats arabes unis dans les prochains jours, afin de discuter plus en détail des perspectives de coopération bilatérale dans le domaine de l'énergie.

 

M. Papadimos reçoit l'Union centrale des municipalités de Grèce

Le premier ministre, Loucas Papadimos, a exprimé sa confiance dans les organismes des autorités locales et sa conviction qu'ils peuvent répondre aux besoins urgents actuels, lors d'une rencontre d'une heure mercredi avec les représentants de l'Union centrale des municipalités de Grèce (KEDE), en présence des ministres de l'Intérieur, Tassos Giannitsis, et d'Etat, Pantélis Kapsis. La délégation de la présidence de la KEDE était conduite par son président, le maire de Kallithea, Costas Askounis, alors qu'était également présent le maire d'Athènes, Georges Kaminis. Les représentants des collectivités locales ont obtenu des assurances quant au versement de l'enveloppe de 450 millions d'euros au titre du Budget de l'Etat 2012. A cette occasion, M. Papadimos a exhorté les maires à déposer des propositions pour l'absorption de financements communau-taires, les représentants des collectivités locales faisant remarquer à cet effet que "l'Etat doit avoir confiance aux autorités locales, qui sont le seul organisme public capable encore de matérialiser rapidement et efficacement des initiatives". Comme l'a affirmé dans des déclarations à l'ANA-MPA M. Askounis, l'Union s'est présentée à cette rencontre avec trois grands thèmes: les finances des autorités municipales, l'issue en matière de développement que peuvent apporter les collectivités locales et le rôle des collectivités locales comme moteur fondamental de solidarité et de cohésion sociales. Selon M. Askounis, l'accent a été mis aussi sur le grave problème de la bureaucratie, qui retarde la matérialisation des programmes, et les procédures de la Cour des comptes, qui ralentissent l'émission de décisions, du fait que la Cour n'approuve pas le refinancement des prêts par la Caisse des consignations et des prêts.

 

Inflation de 3,3% en moyenne en Grèce en 2011

L'inflation s'est finalement chiffrée à 3,3% en moyenne en Grèce en 2011, après la dernière hausse de 2,4% enregistrée en décembre, selon un communiqué de l'Autorité statistique hellénique (ELSTAT). Selon ces données, ce qui a pesé le plus sur le "panier de la ménagère" sont surtout les augmentations des taxes (TVA, taxe spéciale sur les carburants, etc.) ou de la vignette. A l'opposé, un certain "soulagement" a résulté des initiatives de sociétés privées de réduire, surtout par le biais de promotions, les prix de produits et services (habillement-chaussures, téléphonie, frais de scolarité d'écoles et autres établissements privés, etc.).

 

Accélération du vote d'un accord Grèce-Suisse sur la fiscalité

Une convention entre la Grèce et la Suisse concernant l'évitement de la double imposition est déposée au Parlement en vue de sa ratification par l'assemblée plénière. Le gouvernement grec souhaite que le projet de loi relatif - qui prévoit également des dispositions pour l'échange d'informations entre les autorités fiscales des deux Etats - soit voté avant la fin de l'année en cours, afin d'être mis en application à la mi-2012.. L'accélération de la procédure de vote de l'accord entre la Grèce et la Suisse a été annoncée par la présidente de la Commission des Finances du Parlement, Vasso Papandréou, au cours d'un débat sur une autre convention, cette fois entre la Grèce et le Canada, concernant l'évitement de la double imposition et la prévention de l'évasion fiscale afférente aux impôts sur le revenu et sur le capital.

 

Eurostat: Baisse de 5,3% du revenu agricole en Grèce en 2011

Le revenu agricole a enregistré une baisse de 5,3% en Grèce en 2011 en glissement annuel, selon des données de l'Office de la Statistique des Communautés européennes (Eurostat) rendues publiques à Bruxelles. Selon ces données, le revenu agricole grec s'est chiffré à 79,1% de la moyenne communautaire. Notons que le revenu agricole a augmenté de 6,7% chez les "27" en 2011 en glissement annuel. Le revenu agricole a progressé dans 19 Etats membres et reculé dans 8 Etats membres.

 

Déficit de 1,503 milliard d'euros des échanges courants en octobre 2011

Le déficit de la balance des échanges courants a enregistré une baisse de 33,2% en octobre 2011 en glissement annuel, se chiffrant à 1,503 milliard d’euros (-749 millions d’euros par rapport à octobre 2010), selon des données de la Banque de Grèce (BdG). Le déficit de la balance commerciale a reculé de 113 millions d’euros, grâce à la baisse enregistrée dans la balance hors carburants. Les recettes provenant des exportations de biens hors carburants et navires ont augmenté de 212 millions d’euros (+21,8%), alors que les paiements pour les importations correspondantes ont regressé de 32 millions d’euros (-1,5%). Notons que les paiements nets pour l’achat de navires ont diminué de 39 millions d’euros, alors qu’à l’opposé les paiements nets pour l’achat de carburants ont augmenté de 170 millions d’euros. Enfin, l’excédent de la balance des services a progressé de 361 millions d’euros grâce à la hausse des recettes nettes provenant surtout des services de voyages et en second lieu des services de transports.

 

Eurostat: Le déficit commercial de la Grèce ramené à 13,2 milliards d'euros en janvier-septembre 2011

Le déficit commercial de la Grèce s'est chiffré a 13,2 milliards d'euros en janvier-septembre 2011, selon des données rendues publiques par l'Office de la Statistique des Communautés européennes (Eurostat). Selon ces données, les exportations grecques ont progressé de 42% (de 11,2 à 15,9 milliards d'euros), toujours sur la même période, alors que les importations ont baissé de 20% (de 36,3 à 29,1 milliards d'euros), le résultat étant un recul du déficit de la balance commerciale de 25,1 à 13,2 milliards d'euros.

 

Augmentation du nombre de chômeurs inscrits à l'Office national pour l'emploi (OAED)

Le nombre de chômeurs inscrits en novembre à l'Office national pour l'emploi (OAED) a augmenté de 14,9%, soit 88.392 individus de plus, en glissement annuel, selon des données rendues publiques par l'OAED .La hausse est de 3,21%, soit 22.276 individus de plus, par rapport au mois d'octobre, une évolution qui résulte essentiellement de la fin de la saison touristique. Le nombre de chômeurs de longue durée est également en hausse de 1,17%. Le nombre total de chômeurs inscrits à l'OAED s'élève désormais à 715.693 individus, dont 301.659 hommes (42,15%) et 414.034 femmes (57,85%). 40,22% des inscrits sont enregistrés sur les listes de l'OAED depuis 12 mois et plus, alors que 59,78% depuis moins de 12 mois. 35,74% des chômeurs recherchent un emploi en Attique. 62,87% des chômeurs appartiennent à la tranche d'âge 30-54 ans, 27,71% à la tranche d'âge moins de 30 ans et 9,42% à la tranche d'âge plus de 55 ans. 46,90% sont diplômés du secondaire, 35,79% ont suivi l'enseignement obligatoire et 16,14% ont un diplôme universitaire. 1,17% des chômeurs n'a pas été scolarisé. 93,11% des chômeurs inscrits sont des ressortissants grecs, 1,54% des ressortissants communautaires et 5,34% des ressortissants de pays tiers. Les chômeurs percevant une allocation sont 213.808 en novembre, en hausse de 13,67%, soit 25.716 individus de plus, par rapport à octobre. Enfin, les offres d'emplois se sont chiffrées à 59.187 en novembre, soit -21,74% par rapport au mois précédent (75.633) et -4,34% par rapport à novembre 2010 (61.870). Les licenciements (dénonciations de contrats de durée indéterminée) sont 32.629, soit -2,91% par rapport à octobre mais +3,34% par rapport à novembre 2010, les fins de contrats de durée déterminée 61.388, soit -16,68% et +2,15% sur les mêmes périodes de référence.

 

TOURISME, CULTURE, VIE QUOTIDIENNE

 

8,5% de ménages grecs ont déclaré posséder des constructions sauvages. 1,1 milliard d'euros de recettes pour l'Etat

Le ministère de l'Environnement devrait percevoir 1,1 milliard d'euros de contribuables grecs ayant jusqu'ici souhaité régulariser les droits de propriété sur des constructions sauvages en leur possession. 339.489 constructions sauvages ont ainsi été déclarées à ce jour aux autorités compétentes, faisant entrer dès à présent quelque 88 millions d'euros dans les caisses de l'Etat.

 

Michalis Chryssochoïdis annonce deux grands projets destinés à développer le secteur de la croisière

Le ministre du Développement, de la Compétitivité et de la Marine, Michalis Chryssochoïdis, a annoncé dans une conférence de presse la réalisation prochaine de deux grands projets qui contribueront au développement de la croisière mais également du port du Pirée grâce à la création de nouveaux emplois. Les projets prévus sont l’agrandissement de la partie sud du port et la construction d'un monorail surélevé au sein de la zone portuaire. Les deux projets devraient faire l'objet d'un avis d'appel d'offres au cours du premier semestre 2012. "Nous dégageons des fonds provenant des projets avortés et nous les attribuons à des projets qui sont prêts et qui, sous peu, commenceront à être exécutés", a déclaré M. Chryssochoïdis, ajoutant que de cette manière un centre d'attraction pour la croisière sera créé au Pirée.  Le ministre a par ailleurs indiqué que l'Autorité du Port du Pirée a affiché des recettes de 360 millions d'euros en 2011 provenant du secteur de la croisière. L'objectif du ministère, a-t-il souligné, est de doubler ces recettes au cours des prochaines années. Le président de l'Autorité du Port du Pirée, Georges Anoméritis, a souligné pour sa part que le port du Pirée attend l'arrivée de 800 navires de croisière en 2012.  Notons que le projet d'agrandissement du port à passagers disposera d'un budget de 230 millions d'euros et offrira six postes de mouillage pour des navires de croisière de nouvelle génération, alors que le coût pour la réalisation du monorail surélevé devrait atteindre 120 millions d'euros. Le monorail à double voie et d’une longueur de 5 km sera construit à une hauteur de 5,8 mètres afin de ne pas entraver le trafic aux entrées et sorties du port.

 

Sept nouvelles stations de métro ouvertes au public dans 15 mois

Le ministre des Infrastructures, des Transports et des Réseaux, Makis Voridis, a annoncé l'accélération des procédures de réception des sept nouvelles stations du métro d'Athènes, à l'issue d'une rencontre avec les maires des régions que traversent les extensions du métro. Il s'agit de la station de Haïdari sur la Ligne 3 et, sur la Ligne 2, des stations de Péristéri et Anthoupoli vers l'Ouest et de Ilioupoli, Alimos, Argyroupoli et Hellinikon vers le Sud. La construction de ces stations est achevée, mais il reste à effectuer l'installation des systèmes de signalisation du réseau afin qu'elles soient ouvertes au public, un retard dû à la procédure nécessaire de ratification du contrat relatif entre le gouvernement grec et la société Siemens. A ce sujet, M. Voridis a informé que cette question sera discutée la semaine prochaine en commission des Finances du Parlement, afin de permettre ensuite la signature du contrat. Toujours selon le ministre, le délai pour l'installation des systèmes a été ramené de 23,5 mois prévus initialement à 15 mois, comme l'a confirmé également le PDG de Attiko Metro, Christos Tsitouras. M. Tsitouras a informé que les sept stations desserviront 160.000 passagers, ce qui reviendra à 30.000 automobiles en moins sur les routes et 130 tonnes de CO2 en moins dans l'atmosphère. Les recettes escomptées s'élèvent à 65 millions d'euros. La suite du projet d'extension du métro prévoit six nouvelles stations sur le tronçon Haïdari-Le Pirée, à savoir Aghia Varvara, Korydallos, Nikaia, Maniatika, Le Pirée et Théâtre municipal.

 

Alexandre le Grand "conduit" les touristes français à Thessalonique

Bien des siècles plus tôt, Alexandre le Grand a quitté sa région natale pour découvrir, à la tête de ses armées, le monde. Aujourd'hui, des "armées" de touristes s'apprêtent à suivre la route inverse, afin de se retrouver dans la région d'où le grand stratège a entamé son voyage: la Terre de Macédoine. L'exposition impressionnante sur Alexandre le Grand organisée depuis octobre 2011 au Louvre sous le titre "Macédoine antique: Dans le royaume d'Alexandre le Grand" a "ouvert l'appétit" aux touristes étrangers - surtout français - pour connaître la terre macédonienne. Les 600 objets exposés fascinent les visiteurs français, qui "bombardent" quotidiennement le central téléphonique et le site Internet de l'Office hellénique du Tourisme (EOT) à Paris pour obtenir des renseignements sur les destinations touristiques et les vestiges du Nord de la Grèce. "Quelque 6.000 personnes visitent quotidiennement l'exposition sur Alexandre le Grand et, jusqu'à sa clôture (16 janvier 2012), plus d'un demi million de personnes seront passés dans cet espace. Dans le même temps, nos bureaux reçoivent quotidiennement 20-25 appels téléphoniques et autant de e-mail de gens qui demandent des renseignements sur la Macédoine (3.500-4.500 demandes sur trois mois)", a affirmé le chef des bureaux de l'EOT à Paris, Théodore Hartomatsidis, dans des déclarations à l'ANA-MPA. M. Hartomatsidis estime que la hausse de touristes français en Grèce sera très importante en 2012 par rapport à 2011 (1.050.000 visiteurs français) et à 2010 (868.000 visiteurs français), une grande partie de ce flux touristique étant attendu en Macédoine - grâce aussi à l'exposition du Louvre. Toutefois, l'antenne de l'EOT à Paris ne s'est pas contentée de la très grande affluence et de l'enthousiasme des visiteurs de l'exposition, prenant l'initiative d'organiser dans une salle du Louvre surplombant la Pyramide de verre une rencontre entre hôteliers de Macédoine et représentants de la région avec 50-60 agents de tourisme français. "Ce que nous devons faire à présent, c'est de faire pression pour que les compagnies assurent des lignes aériennes directes plus fréquentes entre Thessalonique et Paris. Les vols doivent débuter en avril, et non pas à partir de juin, en juin c'est très tard", a noté M. Hartomatsidis.